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Les petites lignes ferroviaires : leur avenir et le rôle des Régions dans leur survie (TF4)

Les lignes secondaires (catégorie UIC 7 à 9) coûtent cher car l’offre est trop faible pour pouvoir amortir les coûts de fonctionnement de la ligne et le maintien de l’infrastructure.

Le modèle de réseau ferroviaire unique et intégré entre petites et grandes lignes fonctionnait sur la base d’un système de péréquation entre les lignes « rentables » dégageant un fort surplus et les lignes « non rentables » où les recettes de péage ne couvrent pas les coûts d’exploitation et de maintenance des voies (déficit).

Ce système présentait pour les Régions l’avantage de bénéficier de lignes rurales étendues en ne prenant en charge qu’une partie mineure de leur coût. Il supposait toutefois que le système ferroviaire « rentable » dégage suffisamment de surplus pour couvrir le système ferroviaire « non rentable ».

Avec l’échec de l’équilibre financier de RFF puis de SNCF réseau, c’est toute la justification du principe de péréquation qui s’écroule : les recettes de péages des lignes « rentables » couvrent tout juste leurs coûts et sont insuffisantes pour couvrir les déficits des lignes non rentables. Faute de moyens financiers, ces lignes non rentables se dégradent de plus en plus avec ralentissements et fermetures faute de pouvoir garantir une exploitation correcte en toute sécurité.

Par peur de se retrouver seules avec le fardeau financier des petites lignes, les Régions ont fait jusqu’à présent le choix de rester attachées au modèle de réseau intégré en espérant une aide exceptionnelle de l’Etat… qu’il n’est budgétairement pas en mesure d’apporter.

Dès lors que le modèle de péréquation au sein d’un réseau unique et intégré ne fonctionne plus, il y a lieu d’en faire son deuil et de sauver ce qui peut être sauvé des lignes ferroviaires secondaires en s’inspirant à la fois des expériences des AOM urbaines avec les métros et tramway et des expériences étrangères avec le ferroviaire secondaire.

D’autres modèles sont ainsi possibles.

 9H30 :             Accueil des participants et tour de table

10H00 :            Les lignes ferroviaires secondaires en France : diagnostic d’une mort lente programmée. Principes organisationnels d’autres modes de gestion portant leurs fruits en France et en Europe

  • Les ordres de grandeurs de trafic / densité qui justifient le maintien d’une exploitation ferroviaire
  • Les modes différents modes d’exploitation et de gestion permettant d’optimiser les coûts
  • Les exemples malheureux de ce qu’il ne faut pas faire (des lignes à potentiel qui ont dû être fermées)
  • Les bons exemples de gestion de lignes ou le maximum possible est tiré au minimum de coût
  • Les évolutions nécessaires pour redonner un avenir aux petites lignes

12H30 :            Déjeuner (pris en commun / non pris en charge)

14H00 :            Ateliers

  • Choix d’un cas pratique d’une ligne menacée de fermeture
  • Travaux pratiques en groupes de 4-5 personnes : quelle(s) nouvelle(s) organisation(s) possible(s) pour pérenniser la ligne ?
  • Présentation des résultats / Comparaisons / Débat

 16H30 :             Fin de la formation

novembre 25 2019

Détails

Date : 25 novembre
Horaires : 9 h 30 - 16 h 30
Catégories de la Formation: ,

Lieu

AGIR – Paris 14ème

8 villa de Lourcine
Paris, 75014 France

+ Google Map

Téléphone :

0153680424

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